MyMajorCompany devient une plateforme généraliste de financement participatif

Le site MyMajorCompany, était initialement une plateforme dédiée au financement participatif d’artistes. Des succès comme Grégoire, Irma ont pu voir le jour grâce à elle.

MyMajorCompany s’est ensuite diversifiée en ouvrant un site dédié à la production d’artistes Anglais (MyMajorCompany.uk), puis à la la production de BD grâce à des partenariats avec des grandes maisons d’édition française.

Depuis la moitié du mois de mai 2012, MyMajorCompany est devenu une plateforme de lancement de projet généraliste, à la manière de Kickstarter.com. Il est donc désormais possible de financer n’importe quel type de projet, d’un disque à la création d’entreprise.

La plateforme n’est qu’en version béta pour le moment, mais malheureusement les détails concernant les investissements réalisés précédemment sur des artistes ne sont plus accessible (en attendant peut être une prochaine mise à jour?). Assez peu de projets sont présents dans les différentes catégories, souvent vides…

Ce changement de stratégie est risqué, MyMajorCompany s’étant forgé un véritable nom dans le domaine de la production d’artistes grâce au succès de quelques uns.  Le passage d’un producteur de musique à collecteur de fond généraliste changera profondément l’activité de cette startup, et la mettra en compétition avec d’autres acteurs tels que Ulule.com.

Le Médef souhaite voir se développer un crowdfunding à la française

Un article de l’expansion du 06 mai indique que Laurence Parisot, présidente de l’organisation patronale Médef, propose au gouvernement d’introduire et de développer en France le “Crowdfunding”.

Cette initiative fait echo à celle d’acteurs du crowdfunding français prenant à parti les candidats de la présidentielle sur l’importance du développement du crowdfunding pour le développement de l’économie.

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/le-medef-veut-developper-le-crowd-funding_293235.html

Pourquoi le crowdfunding participera au renouveau du capitalisme

Le crowdfunding de startup est cette nouvelle méthode qui consiste à financer des entreprise en création ou n’importe quel autre projet, par le biais de levée de fonds auprès du grand public grâce à l’utilisation des nouvelles technologies et des tickets d’entrée très faibles (10aines d’euros).

Les demandeurs de capitaux peuvent ainsi trouver une nouvelle forme de financement face aux levée de fonds classiques et emprunts coûteux (private equity, venture capital, …), et trouver des fonds qui se rarifient sensiblement notamment pour le financement des  phases d’amorçage de startup.

Le système capitaliste actuel, et les crises récentes montrent, entre autres, 3 limites au système :

- La déconnexion du système financier de l’économie “réelle”, les banques rivalisant d’ingéniosité pour faire des produits financiers complexes qu’elles seules maîtrisent.

- La toute puissance des banques, gérant des sommes telles qu’elles sont capables de manipuler des cours de bourse.

- La spéculation “industrielle” nuit à l’économie en enrichissant les banques et en déstabilisant les entreprises sans aucune création de valeur…

Le crowdfunding est une méthode qui pourrait nous faire revenir aux bases du capitalisme. Un actionnaire peut participer à l’effort de développement d’un projet ou d’une entreprise sur le long terme et bénéficier de sa réussite future. Il est impliqué dans le développement de l’entreprise et peut mettre ses compétences à contribution pour la réussite du projet. Il peut aussi promouvoir des projets grâce à son réseau social.

Les investissements sont concrets (développement d’une startup, développement d’un projet d’énergie renouvelable, prêt d’argent à un particulier) et la proposition de valeur claire.

Dans certains cas, la banque est tout simplement supprimée du processus de financement. Par exemple dans le cadre d’emprunts entre particuliers, la suppression d’une structure bancaire permet aux emprunteurs d’avoir des taux plus faibles et aux investisseurs de meilleurs rendements.

La spéculation n’existe pour l’instant pas, les actifs n’étant pas côtés. (et les banques ne s’étant pas encore intéressées à ce phénomène)

Il existe cependant de nombreux défis à relever avec le développent du cette finance participative: 

- Le Risque de défaut et son évaluation : amorçer une startup est un pari (très) risqué mais très rémunérateur en cas de réussite. Ce n’est donc pas un produit d’épargne sûr (comme un fond obligataire ou un livret A). Cependant la diversification du crowdfunding vers des emprunts entre particulier et le financement de projets moins risqués (développement de production d’énergie aletenative) tend à proposer des placements avec des risques moindre.

- Le “Shadow-Banking” : ce terme désigne des places de marché parallèle pour l’échange d’actifs non officiellement côtés. Ces places de marchés pourraient de développer dans un avenir proche afin de permettre d’avoir une liquidité accrue sur des actifs par nature peu liquides (parts dans une startup, emprunt, …). Les actifs seraient alors côtés et le risque spéculatif serait alors accru…

- La Fraude : Comme tout projet sur internet il sera possible de frauder pour lever des fonds pour une proposition bidon. Des systèmes de certification de plateforme de levée de fonds seront notamment développées pour faire face à ce risque.

- La Manipulation : Les informations publiées pour les levées de fonds seront plus difficilement “auditables”. Là deux parades pourront êtres développées : la due diligence par l’organisme de levée de fonds ainsi que la due diligence collective, directement par les investisseurs ou des internautes qui auront une expertise dans le secteur d’investissement et qui seront reconnus comme tels.

- La liquidité : La liquidité des actifs “crowdfundés” est très faible pour le moment. Pour une startup, il faut en effet attendre une introduction en bourse ou fusion-acquisition. Pour un emprunt, il faut attendre le terme, etc… Même si certaines initiatives commence à bourgeonner (par exemple le marché secondaire sur myartinvest, pour revendre des parts d’oeuvre d’art).

Abundance Generation veut financer par des particuliers les projets d’énergie renouvelable

Abundance Generation proposera sous peu d’ouvrir le financement de projets d’énergie renouvelable anglais au plus grand nombre. En effet ce site permet de mettre en commun de nombreuses petites petites contribution (à partir de 5£) afin de financer des projets divers (solaire, éolien, biomasse). Une fois actionnaire, l’internaute recevra régulièrement les bénéfices de la production.

C’est la première initiative du genre en Europe. Solar Mosaic aux US permet de financer des installations solaires et de rembourses progressivement la participation de l’internaute en fonction de l’électricité produite, mais pas plus (la réglementation l’interdisant jusqu’il y a peu).

Le secteur du capital risque français est en difficulté

Dans un article de latribune.fr du 28/03/12, il est clairement indiqué que le capital risque français a de plus en plus de difficultés à récolter des fonds auprès des investisseurs.

La première hypothèse avancée est l’impact des nouvelles réglementations Bâle 3 et Solvabilité 2 qui imposent un niveau de fonds propres renforcé aux banques et assurances  pour faire face aux risques engagés par les activités de marchés, mais aussi pour le private equity.

Il est aussi indiqué que seulement 7% de ces fonds levés sont destinés au capital-venture c’est à dire au financement de startups. A ce problème vient s’ajouter celui de “l’equity gap”, le fait que le peu de fonds qui font du capital-venture le font pour des tickets d’entrée en général élevés (en général >1M euros) et que les solutions classiques en dessous de ce montant sont assez limitées (business angels, famille, OSEO, prêt d’honneur, concours,…)

Ces chiffres montrent l’impasse dans lequel est aujourd’hui le secteur du capital risque français, dans l’incapacité de financer les (très) jeunes sociétés innovantes pourtant meilleure solution pour les problèmes d’emploi futurs.

Cela peut être opportunité renforcée pour le crowdfunding qui permettra peut-être au secteur du capital risque de diversifier ses sources de financement en adressant directement la foule pour ses levés de fond…

Le Crowdfunding devient de plus en plus recherché

Il est toujours intéressant de mesurer la popularité d’une tendance par l’utilisation des statistiques de recherches sur internet. Google permet cela très facilement au travers de Google Trend.

Depuis un an le volume de recherche du terme “crowdfunding” a été multiplié par 4 ce qui montre une réelle progression de l’intérêt pour ce domaine. En parallèle le terme “crowdsourcing” stagne, pouvant dénoter d’un effet de mode ou le fait qu’il se soit différencié, le concept général s’étant précisé avec le temps : crowdfunding, open innovation, cloud labor, etc …

Volume de recherche du terme "Crowdfunding"

Les acteurs du crowdfunding français interpellent les candidats à la présidentielle au travers d’une pétition

A l’instar de l’initative américaine  ”Startup Exemption” qui a permis la mise en place d’un crowdfunding légal, un collectif de startups francaises liées à la finance participative interpelle les candidats à la présidentielle sur ce thème.

Il est en particulier demandé au régulateur de relâcher les contraintes sur les collectes de fonds, les prêts entre particuliers où encore le financement participatifs de projets.

Il est possible de signer cette pétition jusqu’au 26 mars.

http://finpart.p2pventure.org/petition/

Les USA rendent le crowdfunding légal

Le sénat américain a approuvé il y a peu de temps le Jumpstart Our Business Startups (JOBS) Act. Ce dernier a pour but d’appuyer les entreprises de croissance & startups afin de créer des emplois sur le sol américain.

Parmi les résolutions approuvées, une concernant précisément le crowdfunding.

Auparavant, il était nécessaire d’être un investisseur accrédité (comprenant entre autre la nécessité de posséder plus d’un million de dollars) auprès de la SEC (équivalent de l’AMF en France) afin d’investir dans une startup. Cette régulation est sensée protéger les investisseurs contre les investissements risqués, mais interdis donc le crowdfunding.

La résolution sur le crowdfunding permets désormais à n’importe quelle startup US de lever jusqu’à $1 million après de la foule. L’investisseur pourra alors investir jusqu’à $10 000 sans dépasser 10% de son revenu annuel.

La conséquence sera rapide :  il faut s’attendre à voir fleurir très rapidement de nombreuses plateformes américaines de crowdfunding, ou voir certaines plateformes existantes évoluer (GrowVC par exemple) afin de prendre en compte cette nouvelle souplesse accordée par le régulateur.

 

Test de la plateforme Peopleforcinema.com

Ce post est destiné à partager l’expérience que je peux avoir sur la plateforme d’investissement peopleforcinema. J’afficherai les films pour lesquels j’ai pu investir et ce qu’il est advenu de ces investissements.

Pour rappel, cette plateforme permet d’investir sur la distribution de films et en fonction du nombre d’entrée en salle récupérer sa mise ou plus. Le point mort est clairement affiché. La part de base est à 22,39 (20 euros de part + 2,39 euros de frais)

Mon budget n’étant pas très large, je ne fais que des investissements de quelques centaines parts, préférant me concentrer sur l’investissement en capital de startups innovantes.

- Père Noel Origines : Investissement annulé suite à la décision du distributeur.

- Underworld Nouvelle ère : Point mort à 650 000 entrées. 492 000 réalisées. Retour sur investissement de – 50% environ.

- Les infidèles : Point mort à 1 450 000 entrées. 1 600 000 entrées au 13/03/2011. 2 300 000 entrées, Retour sur investissement de +20 %

Crowdcube dresse une infographie-bilan et souffle ses un an.

Crowdcube souffle sa première bougie et dresse son premier bilan avec une infographie qui présente ses principales réalisation.

On y découvre que la société a permis le lancer 11 sociétés pour des levées de fonds totale atteignant 2,3 M £.